Tentatives de Résurgences

Avec La Station Culturelle & unRepresented

Paris, France

2026

Tania Arancia

La bourse de soutien à la création contemporaine française caribéenne et amazonnienne, initiée en 2025 par Rubis Mécénat avec La Station Culturelle, acteur majeur dans le domaine culturel en Martinique, et le salon unRepresented by a ppr oc he, permet à un artiste vivant et travaillant en Martinique, Guadeloupe ou Guyane de présenter son travail à l’occasion du salon unRepresented à Paris, et de bénéficier d’un programme de rencontres professionnelles élaboré sur mesure, en lien avec le développement de sa carrière artistique.

La lauréate 2026, Tania Arancia, est une artiste et designer textile née en Guadeloupe en 2002, diplômée en recherche et développement textile à l’École supérieure des Arts appliqués Duperré. Réinstallée en Guadeloupe en 2024, elle y poursuit une recherche textile et poétique à l’intersection de l’intime et du politique ainsi que l’archivage de ses mémoires familiales. Dans la continuité de ce travail sur la mémoire, elle développe également une approche expérimentale de la photographie, en particulier autour du cyanotype et de l’archive. 

Cette bourse de production et de diffusion vise à promouvoir dans l’Hexagone le dynamisme de la création contemporaine caribéenne et amazonienne, tout en adressant les inégalités liées à la visibilité et à la mobilité des artistes issus de ces territoires.

Tania Arancia

Tania Arancia est une artiste et designer textile née en Guadeloupe en 2002, diplômée en recherche et développement textile à l’École supérieure des Arts appliqués Duperré. C’est en se formant au tissage sur métier à tisser manuel que Tania Arancia développe sa manière d’associer les couleurs et les fils pour créer des textiles intimes. À travers eux, elle interroge l’environnement culturel et politique dans lequel elle a grandi. Lors de ses études, elle tient un carnet où elle tente de soigner son mal du pays. Des collages de portraits de famille et quelques mots deviennent peu à peu une écriture habitée par la nostalgie familiale et la colère collective liée à l’histoire guadeloupéenne.

En 2023, elle présente pour la première fois une pièce tissée, Gâteau fouetté, lors de l’exposition collective « Harmonious Quietude » à l’Union de la Jeunesse Internationale, curatée par Adama Keïta. En 2024, elle entame une recherche textile de deux mois entre le Sénégal et le Ghana, autour des mémoires croisées et des récits d’héritage. Réinstallée en Guadeloupe en 2024, elle y poursuit une recherche textile et poétique à l’intersection de l’intime et du politique ainsi que l’archivage de ses mémoires familiales. Dans la continuité de ce travail sur la mémoire, elle développe également une approche expérimentale de la photographie, en particulier autour du cyanotype et de l’archive familiale. Pour elle, l’image photographique devient une matière à tisser au même titre que le fil. Les silhouettes bleutées du cyanotype, leurs zones d’effacement et de rémanence, évoquent la présence fantomatique des êtres et des récits qui habitent encore les corps et les lieux. Ces expérimentations lui permettent de faire dialoguer mémoire intime et mémoire collective, en créant des images qui surgissent comme des traces du passé.